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Image du Lac Ha! Ha! Image du Lac Ha! Ha!

La fois où nous avons fait 500 km pour un événement auquel nous n'avons jamais assisté

Trois heures de file, une sangsue et un déluge : notre week-end à Bagotville

Vous connaissez ce genre de voyage que l'on planifie pendant des semaines?

Celui où tout est organisé.

Le camping est réservé.

Les activités sont choisies.

L'itinéraire est prêt.

Tout est sous contrôle. (avoue que l'idée fait rêver) ...Enfin... en théorie.

Parce que dans la vraie vie, surtout quand on voyage en famille, il suffit parfois de quelques imprévus pour que le plan initial disparaisse complètement.

Et c'est exactement ce qui nous est arrivé lors de notre escapade au Saguenay pour le dernier Festival aérien de Bagotville.

Une fin de semaine qui promettait d'être mémorable

Pour comprendre l'importance de cette aventure, il faut savoir une chose.

Chez nous, les avions, c'est sérieux. Très sérieux.

Papa SDF et Mat pourraient probablement reconnaître un CF-18 au son avant même de l'avoir vu passer.

Alors quand nous avons appris qu'il s'agissait de la dernière édition du Festival aérien de Bagotville, il n'était pas question de manquer ça.

Le plan était simple.....

  1. Partir en camping pour la fin de semaine.
  2. Laisser la voiture au secteur de La Baie.
  3. Prendre la navette vers la base militaire.
  4. Passer une journée complète à admirer les démonstrations aériennes.
  5. Revenir au camping.
  6. Profiter du reste du week-end.

Simple....du moins, c'est ce qu'on croyait.

Le premier imprévu

Une semaine avant le départ, nous apprenons que Rose sera en camp scout cette même fin de semaine.

Le départ du groupe est prévu exactement le vendredi soir. Le même vendredi soir où nous avions prévu partir pour le Saguenay.

Petit changement de plan, rien de dramatique là, on ajuste l'horaire.

On reporte donc notre départ. On s'adapte.

Après tout, ça fait partie du quotidien quand on voyage en famille.

Le jeudi soir, pendant que Papa SDF est au travail, je prépare donc tout le matériel.

Je remplis la voiture, je vérifie les listes, je prépare les sacs....

Bref, la routine habituelle avant un départ.

Le deuxième imprévu

Le vendredi matin arrive. Et avec lui... La catastrophe.

Papa SDF tombe malade, pas un petit rhume là, pas un léger malaise. Nooooon.

Le genre de malade qui te fait regarder ton lit comme si c'était ton âme sœur.

Après plusieurs discussions, la décision tombe. Il ne viendra pas avec nous.

Du moins pas tout de suite.

L'idée est simple :

  • Dormir.
  • Récupérer.
  • Nous rejoindre le lendemain matin.

Ça semblait honnêtement, le plus raisonnable.

Alors je pars seule avec ce qui reste de la troupe.

Direction le Saguenay.

Une arrivée qui donne espoir

Nous arrivons finalement au camping Camp d'accueil en soirée.

Heureusement, il reste juste assez de lumière pour monter la tente sans avoir recours aux lampes frontales et aux mots qu'on essaie habituellement de ne pas dire devant les enfants. (oui oui, I know you Know)

Le campement est installé, les enfants sont contents, la nuit est calme.

Et malgré l'absence de Papa SDF, tout semble encore possible.

Trois heures sous le soleil

Le lendemain matin, nous nous levons tôt, très tôt, le Festival aérien nous attend.

Je prépare les sacs, je crème tout le monde, je remplis les bouteilles d'eau, je vérifie une dernière fois que personne n'a oublié quelque chose.

Puis, juste avant de partir, le téléphone sonne..... iii merde

Papa SDF....la nouvelle tombe. Il est officiellement hors service, KO technique.

Mission annulée, il ne montera pas.

Déception, mais bon, rendu là, tant pis.

Les enfants et moi partons quand même.

Une fois rendus à la navette, nous découvrons rapidement que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée.

Il y a du monde....BEAUCOUP de monde, énormément de monde. 😅 Oupsi, j'avais peut-être sous-estimé légèrement l'intérêt des gens pour cet événement.

Une heure passe....

Puis deux....

Puis trois............

Le soleil tape de plus en plus fort.

Les enfants commencent à trouver le temps long ( pis moi aussi, on va se le dire)

Mais nous sommes rendus tellement près du but.

« La prochaine navette, c'est nous. »  je dis à Alexou autant pour la rassurer que pour me convaincre moi-même.

Et puis...

Les policiers arrivent.

Le moment où tout s'écroule

Les navettes ne reviendront plus, le site est plein ça l'air, l'événement est complet qu'ils disent !!!

Après trois heures d'attente, en plein soleil, la journée est terminée avant même d'avoir commencé.

Je vous épargne les détails.

Mais disons simplement qu'il y a eu des larmes, celles des enfants et probablement un peu les miennes aussi.

Parce qu'après toute cette préparation, cette route et cette attente...ça fait mal.

Le moment où l'on décide de sauver la journée

Après quelques minutes pour digérer la nouvelle, une décision s'impose, on ne peut pas changer ce qui vient d'arriver mais, on peut encore profiter de notre fin de semaine.

Alors nous allons dîner !!

Puis nous retournerons au camping, direction le lac pour une petite trempette bien mérité.

Et c'est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.... ben, ca dépend pour qui ...

L'attaque de la sangsue

Je suis installée dans ma chaise, relaxe, cocktail à la main.

Les enfants jouent dans l'eau.

Enfin un peu de calme et de tranquillité après autant d'émotions.

Puis soudainement :

« MAMAN !!! »

Je lève les yeux.

PANIQUE À BORD

Mat sort de l'eau en criant !! Une sangsue est accrochée à son pied. UNE SANGSUE !!

Fin officielle du moment détente. 😒👌

Pour ceux qui se retrouveraient un jour dans la même situation, petit conseil pratique :

Pour retirer une sangsue, glissez doucement un ongle ou une carte rigide sous sa bouche afin de briser la succion. Évitez de tirer directement ou d'utiliser du sel ou du feu, puisque cela peut augmenter les risques d'infection.

Une fois la sangsue retirée, une autre décision unanime (des enfants) est prise, nous ne nous baignerons plus ici.

Merci.

Bonsoir.

Les guêpes de l'apocalypse

De retour au terrain, nous préparons un petit feu de camp, le souper est prêt, l'ambiance est parfaite.

Les enfants jouent, la soirée s'annonce enfin paisible.

C'est alors que des guêpes absolument gigantesques décident de participer au repas.

Selon Alexou, elles mesuraient environ la taille d'un aigle !!! T'imagine !!

Selon moi, elles étaient simplement très grosses.

Mais honnêtement...je comprends son point, les guêpes étaient quand même plus grosse que les petites que nous voyons en ville.

Le problème?

Elles réussissent à entrer dans la dinette.

Le vrai problème?

Elles sont incapables d'en ressortir. PANIQUE À BORD 2 (m'a faire des films !)

Je me transforme donc temporairement en chasseuse professionnelle de démons ailés afin de permettre à tout le monde de terminer son repas.

Une soirée qui finit enfin bien

Une fois les guêpes vaincues, le calme revient, Alexou s'est même fait une nouvelle amie, les campings c'est aussi un peu pour ça.

Mat profite du feu de camp comme si rien ne s'était passé.

La soirée se termine doucement, et malgré tout ce qui est arrivé depuis le début de la fin de semaine...on passe un bon moment.

Un très bon moment, même.

Le déluge final

Le lendemain matin, les prévisions annoncent beaucoup de pluie.

Nous décidons donc de nous lever tôt pour tout ranger avant l'arrivée de l'orage, et miracle.....

ON Y EST ARRIVÉ

Tout est chargé, tout est sec. Un 6/49 m'attend !

Nous sommes fiers de nous, puis nous prenons la route.

Le ciel décide rapidement de nous rappeler qu'il a le dernier mot.

Le déluge qui s'abat sur nous est si intense que je distingue à peine la route devant moi.

Les enfants? Ils dorment...évidemment. (y avait-il réellement une autre réponse possible? )

Pendant que moi, je conduis en serrant le volant comme si ma vie en dépendait !!

Arrivée près de Baie-Saint-Paul, je finis par m'arrêter quelques minutes, juste le temps de respirer, et de m'assurer que nous allons rentrer à la maison en un seul morceau.

Ce dont nous nous souvenons aujourd'hui

Quand nous sommes finalement arrivés à la maison, j'étais exténuée.

Sale.

Fatiguée.

Découragée.

À un point tel que j'ai abandonné toute idée de vider la voiture le jour même... j'ai pris une douche et je suis allée me coucher....

Fin de l'histoire.

Enfin... pas tout à fait. 

Parce qu'aujourd'hui, quand nous repensons à cette fin de semaine, nous ne parlons presque jamais du Festival aérien.

Nous parlons de la sangsue.....des guêpes géantes....de la nouvelle amie d'Alexou...du feu de camp et des buches énormes fournis par le camping et de la détente au bord du lac.

Et de cette aventure complètement imparfaite qui est devenue l'un des souvenirs les plus mémorables de notre été.

Comme quoi les voyages que l'on planifie ne sont pas toujours ceux que l'on vit, et parfois, les meilleurs souvenirs se trouvent justement dans tout ce qui n'était pas au programme. 🤷♀️

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